Bannière

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Tunisie

Un bijou de bourg en Ombrie 

 Perché sur sa colline, Corciano, ce village du XIVe siècle nous ramène bien loin en arrière dans le temps!

 Avec ses ruelles sinueuses et ses fortifications médiévales intactes, ce village de 20 000 habitants, près de Pérouse en Italie centrale, mérite tout à fait un arrêt.

 

Sur la liste des Plus Beaux Bourgs d’Italie, le Moyen Âge y a laissé une empreinte indélébile et de nombreux restes d’une nécropole, conservés au siège de la commune, attestent de ses origines étrusques. D’ailleurs, selon une ancienne légende, Corciano doit son nom et ses origines à un compagnon d’Ulysse, Coragino.

Tout petit bourg, il faut parcourir ses rues étroites où ne circulent que peu de voitures et où vous risquez de rencontrer de nombreux promeneurs savourant la tranquillité avec leur animal domestique préféré.

Un arrêt au café de la place centrale vous permettra d’y rencontrer quelques autres habitants, tout aussi relax, attablés devant leur espresso et leur journal et qui ne demandent qu'à faire un bout de conversation.

Remarquables!

En suivant la rue principale du centre historique, on rencontre la Palais communal avec ses belles décorations (XVI siècle), à l’origine résidence des ducs della Corgna.

Un peu plus loin on rencontre le Palais de la Capitainerie du Peuple (XV siècle), antique résidence, qui voisine le Palais des Prieurs et de la Marchandise.

On arrive ensuite à la place Coragino, où se trouve un beau puits circulaire du XVI siècle.

Sans compter quelques églises

Sur le côté droit de la place Coragino se dresse l'église de Santa Maria Assunta, bâtie au XIII siècle, qui abrite deux oeuvres peintes d'une grande valeur: le « Gonfalone » de Benedetto Bonfigli (1472), et « l'Assomption » de Perugino (1513).

Une autre église, celle de Saint François, gothique, contient elle aussi diverses oeuvres d'art, parmi lesquelles un crucifix du XVI siècle, en plus de fresques de l'école de Ombrie et de Sienne datant des XIV et XV siècles.

De là, on peut admirer la Tour de la Porte Sainte-Marie, emblème de Corciano, construite en 1482 et on termine la visite par une promenade sur les murs antiques, où l'on peut voir le magnifique paysage de l'Ombrie environnant.

À coup sûr, un coup de cœur pour tous ceux qui s’y arrêtent!

Tout à côté : Pérouse, ville étrusque

Il est fort agréable de parcourir le corso Vanucci qui traverse la vieille ville de Pérouse. À une extrémité, une belle place, la Piazza Italia, où de la terrasse une vue imprenable s’ouvre sur les quartiers plus récents de la ville bâtie à flanc de colline et les paysages environnants. À l’autre bout, on se bute à la Fontana maggiore, une fontaine sculptée au XIIIe par Nicola et Giovanni Pisano qui orne l’avant du Duomo gothique, bâti entre 1345 et 1490. L’une des chapelles du Duomo abrite, dans un reliquaire, un bijou qui, si l’on en croit la légende, fut l’anneau de mariage de la Vierge.

En face, sur la place, la Piazza IV Novembre, trône le Palazzo dei Priori, le plus bel édifice public de Pérouse. Le portail qui date du XVe siècle est gardé par un lion et un griffon, symboles de la ville.

Il faut aussi prendre le temps d’un arrêt à la Galerie nationale de l’Ombrie, autre édifice historique remarquable, ne serait-ce que pour admirer les magnifiques retables réalisés par Piero della Francesca et Fra Angelico.

Un dernier baiser

Avant de quitter, un autre arrêt s’impose pour se munir des fameux chocolats « Baci » qui ont aussi fait la renommée de la ville. Ces fameux baisers italiens accompagnés d’un message d’amour sont fabriqués depuis plus de 90 ans exclusivement à Pérouse.

Il est temps de quitter la vieille ville en empruntant une autre attraction, le Minimétro, une réalisation du célèbre architecte français, Jean Nouvel, qui relie la vieille ville, partie haute de Pérouse, aux parties basses de la ville en une petite dizaine de minutes (parcours qui vous prendra une bonne trentaine de minutes en bus).

Voilà deux trésors de l’Italie, certes un peu moins connus que Rome, Florence et Venise, mais qui ne manquent pas de nous charmer et qu’il vaut la peine de répertorier au chapitre de nos belles découvertes!

Christiane Théberge


 

Corciano

Palais communal, Corciano

Clocher de l'église Santa-Maria-Assunta

Vue sur les environs de Corciano

À la terrasse à Pérouse

Palazzo dei Priori, Pérouse

 

 

 

 

 

 

Plus d'articles...

Retour